Me paysager

Réfugié de la pluie dans Ornicar -la caravane vintage des Éditeurs des Hauts de France, installée au pied du moulin de Hondschoote et du refuge des pèlerins- ai dessiné ce petit horizon.
La question m’intrigue, de savoir ce qui fait flamand dans le paysage. C’est ce paysage d’enfance qui a constitué mon archétype, lui à partir duquel j’ai abstrait les éléments et ai construit les premières abstractions de ce que j’appelle, très personnellement, « paysage ».
Que notre fonds commun, ce legs, le dictionnaire définit ainsi:


« Un paysage est une étendue spatiale couverte par un point de vue. C’est un ensemble interdépendant, autonome, formé d’une continuité d’éléments dont on ne perçoit qu’une globalité. Son caractère propre résulte de l’action et de l’interaction de facteurs naturels et/ou humains.
La notion de paysage a une dimension esthétique forte, voire picturale ou littéraire en tant que représentation, mais elle recouvre de nombreuses acceptions.
Le paysage manifeste aussi les politiques d’aménagement du territoire, voire la géopolitique locale. Un paysage n’est pas appréhendé uniquement visuellement, les parfums, les énergies et ambiances sonores en modifient aussi la perception – on parle, en ce cas, de paysage sonore.
Étymologiquement, le paysage est l’agencement des traits, des caractères, des formes d’un espace limité ou délimité, d’un « pays ». Il s’agit donc bien d’une portion d’un territoire qu’un observateur, les pieds aux sols, peut voir dans son ensemble depuis sa position d’observation. Au propre, comme au figuré.